Qu’il faille ou non donner plus d'autonomie à la Martinique n’est pas la question, ce qui interpelle c’est la facilité, la désinvolture pourrais-je dire, avec laquelle une nouvelle réforme institutionnelle a été proposée à ce département dans le but évident d'éviter de traiter les problèmes économiques et sociaux qui l'ont secoué et qui se nomment : monopole, pouvoir d’achat, chômage, précarité,...
En sport, les feintes grossières de ce genre, celles que l'on voit venir de loin, portent un nom, on dit qu'elles sont "téléphonées". En général, on évite de les tenter ou, si l'on ne peut pas faire autrement, on n'y revient pas pour éviter d'être contré par son adversaire.
Mais il faut croire que ce qui vaut pour le sport ne vaut pas pour la politique : la "feinte" institutionnelle marche à tous les coups ! Une fois de plus, tout le monde se félicite de l'initiative présidentielle. On trouve Nicolas Sarkozy très habile et les élus de l’île, qui acceptent de remettre à plus tard l'examen des vrais problèmes de leurs administrés, très "courageux".
Tout le monde est donc satisfait... jusqu'au prochain embrasement ?

Sarkozy ne fait que répondre à une demande ancienne alors il ne faudrait pas qu'à chaque fois on trouve des prétextes pour critiquer l'autonomie.
Rédigé par : pierre2b | 05 juillet 2009 à 10:10
Il n'y a rien d'étonnant et nous y sommes confrontés depuis deux ans: c'est la méthode SARKOZY.On déplace le problème et on met en avant autre chose.
Rédigé par : Fantômette | 06 juillet 2009 à 10:07
C'est vrai qu'il y a une demande ancienne mais pourquoi la remettre en route précisément aujourd'hui en pleine crise économique et sociale ? Je suis favorable à une certaine autonomie mais je ne veux pas que la France se débarrasse des dépenses de solidarité comme certains le souhaitent.
Rédigé par : mérou | 21 juillet 2009 à 22:13