En ma qualité de président du groupe Gauche Républicaine à l’Assemblée de Corse, je me rendrai le 13 septembre à Paris, à l’invitation de Madame la Garde des Sceaux, pour demander la mise en œuvre effective du rapprochement familial des détenus corses conformément à la position unanime de l’Assemblée de Corse, aux engagements successifs de Nicolas Sarkozy, et en accord avec la loi pénitentiaire du 24 novembre 2009.
Cette mesure, motivée par des considérations sociales et humaines, doit permettre, en le rendant moins coûteux, l'exercice normal du droit de visite pour les familles, et donner aux détenus de meilleures chances de réinsertion.
Il va de soi que cette mesure concerne tous les détenus, quel que soit le motif de leur incarcération, et qu'elle doit être mise en œuvre le plus largement possible lorsqu'elle est compatible avec les règles de sécurité et les besoins de l'instruction.
Enfin, je souhaite que son application soit immédiate puisqu’elle dépend de la seule volonté de la Chancellerie. Si j'admets les motivations des parlementaires qui ont souhaité qu'une loi vienne rappeler ces principes d'équité, je m'interroge sur son opportunité et l’efficacité réelle d'un nouveau texte, alors que le gouvernement pourrait, s'il est animé de bonne volonté, parvenir à un résultat rapide et satisfaisant pour tous.


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