Emblématique du paysage bastiais, l'éperon rocheux de la citadelle est aussi un véritable écueil pour tous les projets urbains d'envergure. C'est bien entendu le cas pour le projet de piste cyclable.
Si dans un premier temps nos concepteurs avaient imaginé pouvoir contourner la citadelle par une passerelle sur la mer, ils s'orientent aujourd'hui vers un mini tunnel de 3 mètres de large et 250 mètres de long qui relierait le quai sud (au niveau de l'ancienne casemate) à ficaghjola (sous l'école du Chiostru).
Plus facile à réaliser et à gérer il pourrait voir le jour en 2013-2014.
Les exemples de tunnels pour piétons et cyclistes ne manquent pas dans le monde. On peut en citer deux qui méritent peut-être une visite, celui de Copenhague au Danemark et celui Larkspur en Californie.
De quoi nous faire tous rêver !
Mais les études seront longues et pour l'heure nous allons débuter par la réalisation de la portion nord de la piste qui va relier Toga au quai sud avec un effort particulier pour faire en sorte que les travaux puissent débuter fin 2012 début 2013.
Les autres sections du projet n'ont pas changé, vous pouvez les consulter sur le site de la ville de Bastia le projet de piste cyclable
Lire également Corse Matin qui se fait l'écho de ce projet ! Corse matin : un nouveau tunnel sera creusé sous la citadelle !


Merci pour l'intérêt que tu portes à ta ville et à nos projets !
Rédigé par : françois tatti | 24 janvier 2012 à 22:28
merci pour tes réponses Francois
Rédigé par : Patrick . A | 24 janvier 2012 à 22:24
Les ronds points de Casatorra et de Furiani sont prévus dans les 5 ans, c'est celui de Montesoro qui devrait être créé un peu plus tard.
Quant aux travaux d'entretien routiers,je ne peux parler que des travaux qui relèvent de la mairie. Mais comme toi je regrette que les moyens ne soient pas mutualisés entre les collectivités.
Rédigé par : françois tatti | 24 janvier 2012 à 22:17
je n'oppose pas la voiture aux autres mode de transports mais à l'heure j’écris c'est quand même celui le plus utilisé avec les 2 roues motorisées ce projet si j'en crois l'article verra le jour 2013/2014 combien de temps attendons-nous pour la réfection d'une voie ou d'une route empruntée par des millions d'usagée ? tous les ans la portion de quatre voies entre Montesoro et Furiani est refaite alors qu'elle est en parfait état ... d'où viennent ces crédits ? ne peuvent ont pas les utilisés là où il y en a vraiment besoin ? il faut comprendre que le contribuable soit perdu et ne fasse pas la différence entre les crédits de la CTC,commune, Europe etc . il y a gaspillage et argent mal utilisé, le vélo est un loisir et son projet va voir le jour dans 3 ans en contre partie il faut 8 a 10 mois pour boucher un nid de poule et dans un autre temps on jette des tonnes de bitume pour écouler un budget il est évident pour le contribuable il y a un gros malaise
heureux d'apprendre que d'ici 10 ans je ne mettrais plus qu'un quart d'heure pour me rendre chez quick ;))
Rédigé par : Patrick . A | 24 janvier 2012 à 21:40
Je ne crois qu'il faille opposer la voiture aux autres modes de transport. Il faut à la fois faire les investissements routiers et ferroviaires et aussi les modes de transport doux comme le vélo.
Les 3 ronds points Montesoro, Furiani et Biguglia vont être dénivelés comme cela a été le cas pour les ronds points Noguès et Sampiero. La CTC a programmé ces investissements pour les 10 prochaines années. Et cela avance bien concertation achevée à Biguglia et Furiani et programmée à court terme à Montesoro. Cela devrait faire gagner beaucoup de temps à l'entrée de Bastia.
Quant aux 3 millions ils sont subventionnés à 80% par la CTC et l'Europe.
Rédigé par : françois tatti | 24 janvier 2012 à 21:12
au fait, qui financerait ces 3 millions d'euros ?
Rédigé par : Patrick . A | 24 janvier 2012 à 20:52
au fait qui financerait ce tunnel ?
Rédigé par : Patrick . A | 24 janvier 2012 à 20:50
j'incrimine le fait de rouler sur une chaussée dégradée , inachevée avec des bordures de trottoirs trop haute ( pour l'instant certes car le tapis n'est toujours pas définitif) et surtout trop anguleuses,dangereuse pour les deux roues . concernant les autres voiries ces "problèmes d'entretien" deviennent au fil des années des problèmes récurrents et les Bastiais les supportent au quotidien je fais l'impasse sur les coussins berlinois intempestifs au gré de la demande, utiles surement sur le vieux port où une zone 30 est légitime mais leur généralisation en devient dangereuse ( montée de l'hôpital, rond point de l'école ronde( posé de travers sur la chaussée), rond point du fango(zone 30 sur 25 m), commissariat ( posé en descente et donc invisible d'assez loin ) etc .. pour en revenir au tunnel le projet est certes valable mais à mon avis quand le reste sera fait et pour l'heure un pont entre l'Arinella la Marana serait bien plus utile pour désenclaver Bastia et tous ces ronds points il faut 40 m aujourd'hui pour rejoindre Furiani aux mauvaises heures et dieu sait qu'elles sont nombreuses
Rédigé par : Patrick . A | 24 janvier 2012 à 20:45
Jill Pollock Molinier ne sait-il pas que la gestion du tunnel sous le vieux port relève de la Collectivité Territoriale de Corse et que sa mise à niveau à été votée en décembre dernier ? C'est un investissement majeur d'un montant de 35 millions d'euros, rien à voir avec notre mini tunnel à vélos qui est estimé à 3 millions seulement.
Sa rénovation s'impose pour des questions de sécurité mais elle ne rend pas les autres investissements accessoires ou inutiles ; la voiture n'est pas notre essentiel !
Rédigé par : françois tatti | 24 janvier 2012 à 20:11
Bonsoir Patrick, ce n'est pas parce que des problèmes d'entretien peuvent se poser, que nous ne devons pas investir pour l'avenir.
Nous sommes nombreux à faire le pari que cet investissement qui va permettre d'aller à vélo, dans un premier temps du centre ville de Bastia à la plage de l'Arinella et demain depuis n'importe quel quartier de Bastia, est l'un des grands projets qui va transformer notre cité.
Beaucoup de bastiais l'attendent pour leurs loisirs mais je fais le pari que par la suite le vélo servira aussi pour d'autres déplacements.
Quand à la route de Saint Antoine, pourrais tu préciser celle que tu incrimines ?
Rédigé par : françois tatti | 24 janvier 2012 à 20:04
N'importe quoi... faudrait déjà qu'ils commencent à renforcer le tunnel de Bastia qui, à la moindre averse, se retrouve inondé ...l'être humain, ou le vrai don pour détruire l'essentiel et produire l'inutile...
(Reaction sur Facebook)
Jill Pollock Molinier
Rédigé par : Jill pollock Molinier | 24 janvier 2012 à 20:00
bonsoir François
bien le projet pour les vélos ! mais, parce que ce qu'il y a tjrs un mais, ne serait-il pas plus urgent d'entretenir les voiries abimées déjà existantes et de finir celles qui sont en travaux depuis plusieurs années je fais bien entendue allusion à celle de st Antoine pourtant très fréquentée ...
À mon sens un tel projet est une finalité dans une ville où il ne reste plus grand-chose à faire en termes d’aménagements et de projets urbains à moins qu'il y est une réelle demande et que les mentalités soient prêtes pour rouler désormais à vélo, mais permets-moi d'en douter
Rédigé par : Patrick . A | 24 janvier 2012 à 19:44
Bonjour,
En vous lisant, j’ai l'impression de vous voir jouer à Sim City, « ce qui cependant est bien amusant » mais là n’est pas le but.
Une question,qu'elles sont nos priorités en l'an 2012 ?
Association Ardente
Rédigé par : Association ardente | 24 janvier 2012 à 19:41
Il y a des modes qui sont pourtant utiles Nit2b !
La voie douce est destinée aux vélos et aux piétons mais interdite aux véhicules à moteur (sauf vélo électrique). Donc elle ne comportera pas de coussins berlinois mais en revanche la vitesse sera limitée même pour les vélos.
Rédigé par : François Tatti | 24 janvier 2012 à 18:50
Et dans ce tunnel, va t il y avoir une zone 30 + coussins berlinois ? Vu que c est la mode à Bastia ...
Rédigé par : Nit2b | 24 janvier 2012 à 18:09
Bonjour,
J’ai vu sur votre blog que vous faites état de retours d’expériences sur des tunnels cyclables. Avez-vous des indications sur le niveau d’utilisation, les conflits d’usage (deux roues à moteur) et la capacité des piétons à s’approprier un lieu aussi anxiogène ?
Au bout du compte je souhaite que votre démarche aboutisse au résultat escompté. Je maintiens cependant ma lecture sociétale de la solution utilisée. Je me permets également de relever que vous opposez votre choix au mien, qui serait « l'option militante, rustique, aux investissements légers »…
Je vous remercie de reconsidérer cette lecture en envisageant que votre choix est tout aussi militant que le mien : vous, vous « militez » pour une confiance dans la croissance, la technologie et la sophistication de la société. Je demeure pour ma part sur mon paradigme de départ : plus un système est sophistiqué et plus il est fragile ; plus la société est coûteuse et plus elle produit des exclus.
En toute amitié.
Rédigé par : Joël de Bastia | 22 janvier 2012 à 07:20
Bonsoir donc,
Vos réflexions constituent les véritables interrogations de base sur la question qui nous occupe.
Elles mériteraient une réponse très complète mais d'ores et déjà l'essentiel de ma réponse tient en une idée : le vélo n'est pas naturel à Bastia compte tenu de sa forme urbaine et de son relief, par conséquent, si l'on l'imposer, y compris en commençant par l'aspect "loisirs", il ne faut pas mégoter et mettre les moyens pour rendre au moins l'artère principale agréable et fluide.
Il faut que les familles les enfants y prennent goût, achètent des vélos, et créent la demande. La suite viendra toute seule, c'est la population qui imposera aux élus de virer les voitures y compris des ruelles où aujourd'hui ça semble impossible.
Choisir l'autre option, l'option militante, rustique, aux investissements légers, c'est prendre le risque de ne jamais donner au vélo la force nécessaire pour concurrencer les modes de déplacement à moteur et notamment la moto.
Amicalement,
À bientôt pour la suite..,
Rédigé par : françois tatti | 22 janvier 2012 à 07:17
suite du commentaire :
- La seconde se rattache à un retour d’expérience : j’ai essayé durant presque une année de me déplacer exclusivement en vélo dans Bastia (domicile/travail ; déplacements professionnels…). J’ai du renoncer car, indépendamment du passage de la Citadelle, dès lors que j’avais à me rendre en un lieu autre que la bande littoral les dénivelés deviennent impossibles à aborder, notamment lorsqu’il commence à faire chaud. J’en tire la conclusion que l’idée de se déplacer en vélo pour des raisons autres que de loisirs demande dans tous les cas de s’organiser pour gérer le passage des côtes et que, de ce fait, la question particulière de l’éperon de la citadelle ne se pose pas plus que celle de la montée de l’hôpital ou du Fangu.
- En raisonnant par l’absurde, à partir du point précédent, ma troisième impression est que cette liaison répond d’abord à une (importante) demande de déplacements de loisirs. Et dans ce cas, peu importe si la promenade demande de franchir quelques petites pentes. À vue de nez, le cheminement entrée sud => poudrière => école de marine => vieux port, s’il était aménagé, ne présente pas un dénivelé positif de plus de 10 m.
Demeure l’argument handicap et mobilité réduite. Je suppose que vous avez consulté les intéressés.
Bien amicalement.
Rédigé par : Joël de Bastia | 22 janvier 2012 à 07:12
Bonjour,
Tout d’abord merci pour votre attention. Mon objectif n’était pas de prendre sur votre temps (d’autant plus si matinal).
Vous avez raison, ma réaction était de l’ordre du paradigme sociétal et, à ce sujet, croyez bien que j’ai la même lecture concernant le stade de Furiani (tunnel facteur 10), mais également (je suis une caricature) les illuminations de Noël, les patinoires au soleil, les feux d’artifice et les projets de passerelle sous le rempart.
En revanche, je suis très favorable, vous vous en doutez, à l’idée de liaisons permettant toutes formes de déplacements autres qu’automobiles. Cette liaison douce nord/sud est un beau projet.
Je vous soumets cependant quelques unes de mes réflexions « ordinaires » (càd sans revendication d’une quelconque expertise) :
- La première consiste, en toute chose, à chercher des solutions « endurcies » : qui résistent aux aléas de la technologie, du climat, de la dégradation, de l’insécurité… et il me semble qu’un tunnel de 250 m est tout le contraire de cela : éclairage ; télésurveillance ; sécurisation ; PC pompier… Une piste piétonne ou cyclable doit certainement être ce qui reste en état de fonctionnement lorsque rien d’autre ne va plus.
à suivre...
Rédigé par : Joël de Bastia | 22 janvier 2012 à 07:11
Bonjour, Je suis très surpris par votre observation même si le débat que vous lancez m'intéresse.
Je ne comprends pas si vous contestez l'idée de la piste cyclable ou du tunnel seulement. En tout état de cause je considère que pour développer le déplacement à vélo à Bastia, il faut construire cet axe nord sud. C'est la colonne vertébrale à laquelle va se raccorder le réseau de voies cyclables qui va irriguer l'ensemble des quartiers.
Je ne vois aucune autre possibilité. D'autant que notre projet concerne aussi le déplacement des personnes à mobilité réduite avec de fortes contraintes topographiques. Le franchissement de l'éperon de la citadelle est une difficulté et le choix du mini tunnel (qui n'était pas le mien au départ) semble le seul réellement praticable. Il n'est moins coûteux à la construction comme à la gestion que la passerelle initialement prévue. Passerelle qui se heurte à des obstacles juridiques et techniques insolubles. Bien entendu, je récuse la comparaison avec les investissements dans les émirats. A la limite j'aurais mieux compris une telle réaction pour le stade de Furiani !
Je suis persuadé qu'il faut miser sur le fait qu'à Bastia comme ailleurs, le vélo peut devenir un mode déplacement alternatif, économique et populaire à la condition de mettre les moyens pour le rendre attractif. Il existe plusieurs autres arguments financiers et d'aménagement dont nous pouvons parler quand vous voulez !
Amicalement.
Rédigé par : François Tatti | 22 janvier 2012 à 07:02
Bonjour,
J’ai pris connaissance du projet de tunnel piéton tel qu’annoncé hier dans Corse matin.
Je dois vous avouer que je suis effaré que l’idée même a pu être envisagée.
Cela me semble constituer le symptôme d’une société qui a perdu tout repère et qui empile des systèmes sophistiqués et coûteux sans proportion avec les problèmes qu’elle entend résoudre. C’est du même niveau que les émirats qui construisent des pistes de ski en plein désert.
Au bout du compte, il en résulte une société de plus en plus sophistiquée et coûteuse, qui creuse l’écart entre ceux qui ont les moyens de suivre et ceux qui sont décrochés. Il ne reste plus alors qu’à appeler « marginaux » et « exclus » ceux dont la contribution sociale n’est pas à la hauteur de ce Disneyland généralisé.
Je vous espère encore les pieds sur terre.
En toute amitié.
Rédigé par : Joël de Bastia | 21 janvier 2012 à 23:03